/ Explications

Quels outils thérapeutiques?

Prise en charge intégrative

Le champ d’exercice de ma pratique psychothérapeutique est principalement d’orientation cognitivo-comportementale, mais pas seulement. En effet, je dispose d’une boîte à outils thérapeutiques venant de diverses approches de la psychologie, me permettant d’offrir une prise en charge complète, au plus près des besoins de chacun. Le but étant de toujours pouvoir proposer une aide sur mesure.

Il est parfois difficile de s’y retrouver dans les différentes formes de prises en charge psychothérapeutiques proposées par les psychologues. Elles-mêmes noyées dans la multitude de champs théoriques qui coexistent en psychologie. D’autant que, comme moi, beaucoup définissent leur démarche thérapeutique d’intégrative, c’est-à-dire issue de plusieurs approches et courants de la psychologie.

Pour y voir un peu plus clair, voici quelques explications complémentaires au sujet de ma formation et de la pratique clinique que j’exerce.

Lors de mon parcours universitaire, je me suis spécialisée en psychopathologie et psychologie clinique. Je suis donc Psychologue Clinicienne. Cela signifie que ma formation m’a fourni des compétences cliniques solides en psychopathologie, en évaluation clinique, en intervention clinique et particulièrement, en psychothérapie. En plus de cette spécialité, j’ai pu choisir des options que j’ai voulues ancrées dans une démarche empirique, c’est-à-dire validées scientifiquement. En effet, bien qu’ayant reçu les bases de la théorie psychanalytique, je suis davantage attachée aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC), dans leurs développements les plus récents (ACT, Mindfulness, etc.) comme dans leurs extensions (psychologie positive, etc.). Durant mes cinq années d’études universitaires, mes choix d’enseignements pédagogiques et de stages de professionnalisation (plus de 500h), se sont fait dans ce sens. Après avoir obtenu mon diplôme de master II, j’ai décidé d’effectuer une année universitaire supplémentaire (D.U), pour me spécialiser dans un domaine en particulier : celui des addictions. Des enseignements encore plus spécifiques, ainsi que des stages complémentaires ont fini de parfaire mes connaissances à la fois théoriques et pratiques sur ce sujet.

Mais alors, les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), qu’est ce que c’est?

Ces thérapies consistent en l’application d’une méthodologie expérimentale rigoureuse afin de comprendre et de modifier les comportements humains et traiter les troubles de santé mentale (Cottraux 2006).

D’un point de vue chronologique, les TCC ont connu 3 vagues :

La première vague, qui a émergé dans les années 50, étant la vague comportementaliste. Elle vise à modifier les comportements par déconditionnement, exposition, renforcement positif ou négatif.

La seconde, dans les années 80, étant la vague cognitiviste. Elle consiste à remettre en question les croyances et les pensées dysfonctionnelles qui peuvent être limitantes pour la personne et l’empêcher d’accéder au changement.

La troisième, apparue dans les années 90, étant la vague émotionnelle. Cette dernière vague, comprend la pratique de la pleine conscience (Mindfulness), la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ou encore la psychologie positive. Ces 3 exemples de mise en application de la 3ème vague des TCC se rejoignent dans l’idée de permettre à la personne d’accroître son potentiel et de développer ses forces déjà présentes en elle, dans la douceur plutôt que la force, dans l’ouverture plutôt que la lutte, dans le « laisser passer » plutôt que la résistance. L’intention est d’ajouter ou renforcer les ressources de la personne plutôt que de vouloir seulement supprimer ou gommer ses difficultés. Cette attitude bienveillante et non-jugeante, permet à la personne d’entretenir un autre lien avec ses états émotionnels et mentaux.

C’est une approche qui offre donc déjà un nombre important d’outils thérapeutiques riches. Toutefois, j’utilise également d’autres approches, tout à fait complémentaires à celle-ci et qui forment ainsi la prise en charge intégrative que j’évoquais.

L’Entretien motivationnel notamment, qui a été développé par Miller et Rollnick (2002), fait aujourd’hui référence pour aider les personnes à s’engager dans le changement. Le principe consiste à guider la personne dans l’exploration progressive de son ambivalence afin de trouver ses motivations intrinsèques au changement. Les arguments en faveur du changement ne peuvent donc venir que de la personne elle-même. Le psychologue n’est, à ce moment de la thérapie, qu’un accompagnant vers ce cheminement intérieur qu’effectue la personne. La liberté de choix et de décision de la personne s’en voit renforcée.

Les approches systémiques offrent, elles, un regard sur l’individu dans son contexte social et familial. Personne n’est séparé de tout contexte extérieur. Il est donc important d’avoir cette vision contextuelle afin de pouvoir prendre en considération les leviers de changements, comme ceux qui seront sources de maintien et qu’il faudra donc lever.

J’utilise enfin des techniques d’hypnose médicale comme moyen d’accéder à l’imaginaire, lors de certaines pratiques de pleine conscience.

Comme je l’ai déjà formulé, ma pratique globale, se veut empirique. C’est-à-dire que le choix des approches et outils que j’utilise se base sur des études scientifiques probantes et que je me tiens à jour des nouvelles recherches dans mon domaine.

Margaux Denhier / psychologue clinicienne